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CDEN du 5 novembre 2015

jeudi 5 novembre 2015, par FSU89

CDEN

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

Trois questions majeures à l’issue de ce CDEN :
- Où passent ces élèves qui disparaissent ?
- Comment comprendre le déficit de réussite scolaire du département et comment y remédier ?
- Comment faire venir et rester des enseignants dans le département ?

Le CDEN s’est tenu en préfecture ce jeudi en l’absence du préfet qui n’a donc toujours pas participé à cette instance dont il est président depuis son arrivée dans l’Yonne. Étonnant si l’école est la priorité du gouvernement. Et pourtant...

Déclaration FSU

La FSU a ouvert le bal dans sa déclaration en dressant le portrait de l’Éducation. (voir pièce jointe) Les difficultés sont nombreuses et d’ailleurs volontiers reconnues par l’Inspection Académique :
-  le déficit d’enseignants qui ne permet pas d’avoir un enseignant pour chaque poste attribué par le mnistère
-  la perte d’élèves
- et, le plus inquiétant, le déficit de réussite scolaire

L’Inspectrice d’Académie s’est dite ouverte aux propositions et entend mener un travail de fond. La FSU est prête à participer à ce travail, en espérant plus de réussite et d’engagement qu’en 2004, après le travail de l’École Que Nous Voulons Dans l’Yonne et le rapport de l’Inspection Générale.

Le vice-président du Conseil Départemental, lui, préfère la méthode Coué. Il en a assez qu’on ne parle de l’Yonne que pour montrer ses manques et préfère mettre en avant ses atouts. Malheureusement, ces atouts semblent bien peu attractifs pour les enseignants (et d’ailleurs pour les autres services de l’état) ou les médecins.

Le déficit d’enseignant

C’est un sujet que nous abordons souvent, à l’occasion, notamment, des permutations pour les professeurs d’école. La FSU a des propositions à faire pour y remédier. Elles n’ont pas été données au CDEN, ce n’était pas le moment. Parmi celles-ci, que nous porterons dans les groupes de travail compétents :
- La création d’un concours spécifique pour l’Yonne, similaire à celui de Seine-Saint-Denis qui semble y donner des résultats
- Des avantages en terme de déroulement de carrière ou de rémunération pour ceux qui acceptent de s’installer
- La création dans l’Yonne d’un pôle d’enseignement supérieur avec la filière amenant au master d’Éducation.
- ...

Le déficit de réussite

La FSU a déjà consacré un article à ce phénomène hélas récurrent depuis au moins vingt ans, Voir ici

L’Yonne connaît aussi une anomalie lors de l’orientation en seconde générale : il y a beaucoup plus d’orientation que de demande des parents, alors que c’est l’inverse au niveau national. L’Inspectrice d’Académie n’a pas voulu parler de "manque d’ambition des parents". Elle a évoqué la mobilité et, finalement, le facteur de reproduction sociale. Elle souhaite donc engager un travail auprès des parents. La FSU a évoqué, elle, l’idée de rapprocher les filières des élèves et, entre autres, de créer un pôle universitaire. Elle a aussi dit son inquiétude à l’approche de la réforme territoriale, en rappelant que le principal argument de la fermeture du lycée de Migennes a été l’existence de la même formation à Besançon.

La perte d’élève

Elle concerne notamment le premier degré : - 423
L’enseignement privé augmente, lui, de 76, ce qui explique 18% de la diminution. Ce taux n’est pas anecdotique et il conviendrait de savoir pourquoi ils ont quitté le public. L’aménagement des rythmes scolaires pourrait avoir son poids.

Pour les 367 "disparus", l’Inspection Académique veut étudier d’autres pistes, mais évoque le départ du département de nombreuses familles. N’ont-elles pas été séduites par les si nombreux atouts de notre département ?

Très inquiétante, la baisse de scolarisation des TPS (2 ans) et des PS (3 ans) !
La concertation avec les élus locaux montrent qu’ils sont parfois réticents à la scolarisation des jeunes enfants parce que ça et en danger la crèche locale ou les assistante maternelle. La FSU rappelle que les objectifs ne sont pas les mêmes, que le travail en collaboration peut exister, l’Yonne avait d’ailleurs été pilote pour les classes passerelles il y a quelques années.

Le collège, après plusieurs années de hausse, connaît lui aussi une chute brutale. Seul le lycée voit ses effectifs augmenter encore, mais pour combien de temps ?

L’Inspectrice Académique évoque l’effet de ces pertes sur la dotation en poste pour l’année prochaine. Pour sa part, la FSU le redoute.

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