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La grande région, où va-t-on ?

mardi 30 juin 2015, par FSU89

Fusion des régions

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que le projet qui commencera à s’appliquer dans 5 mois ne se construit pas dans la transparence. Le préfet de la région de Dijon, désigné "préfet préfigurateur" distille les informations au compte-goutte. De quoi alimenter toutes les craintes le jour où il remet au premier ministre son projet, sans aucun véritable dialogue social.

Néanmoins, au gré des "réunions informelles de concertation" (sic) où la FSU est invitée, à la lecture de la presse, et fort des restructurations ayant eu lieu dans d’autres secteurs, on peut raisonnablement dessiner la future organisation, en espérant se tromper sur plusieurs points.

Sur le plan administratif, il n’y aura plus qu’une seule région avec un "super-préfet" aux pouvoirs étendus. Le Conseil Régional de Bourgogne a déjà voté qu’il verrait d’un bon œil que Dijon en soit la capitale. Pour équilibrer un peu, le rectorat principal serait à Besançon avec un "petit" (sous ?) rectorat à Dijon

Les services seront réorganisés sur le principe de l’équilibre territorial entre les deux pôles urbains que sont Dijon et Besançon. Un certain nombre de fonctions deviendront interministérielle (sauf Éducation Nationale ?). À Besançon, d’ici fin 2017, une grande majorité des services de l’État seront rassemblés dans un grand pôle administratif. Cette question de regroupement des administrations risquent bien de se faire à Dijon également.

Les compétences, elles, seront réparties. La mobilité géographique ne sera pas imposée, mais des personnels devront subir une mobilité fonctionnelle. En clair, on ne leur demandera pas de déménager, mais ils devront changer de métier à moins d’expérimenter un système de travail en site distant.

Il se dessine également une réorganisation interdépartementale de certains services :
«  Il est difficile, dans des départements de petite ou moyenne taille, de conserver des services efficients si les effectifs sont trop faibles. Il peut très bien y avoir une unité territoriale commune à l’Yonne et à la Nièvre."

Pour faire clair, selon le service que l’usager où l’agent voudra rencontrer, il ira à Auxerre, à Nevers, à Dijon ou à Besançon.

Un argument fréquemment évoqué est que Dijon est proche de Besançon. C’est certainement de la part de personnes qui n’habitent pas Bléneau ou Villeneuve-la-Guyard.

LA FSU dénonce des conditions non satisfaisantes d’un prétendu dialogue social. Elle demande l’application du décret 82-453 : les CHSCT et les services de médecine de prévention doivent être consultés à l’étape du projet, avant toute mise en œuvre.

La FSU a toujours deux préoccupations :
- Le service à l’usager est-il meilleur ?
- Quel impact sur les conditions de travail des agents ?
Le constat fait par la FSU est que les réponses à ces questions s’améliorent toujours avec la proximité et émet donc des inquiétudes sur les conséquence de la réforme.

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