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Médecine de prévention : ça ne va pas du tout !

dimanche 7 juin 2015, par FSU89

Santé, Sécurité, Conditions de travail

Attention, cet article est ancien. N'hésitez pas à vous adresser à la section pour vous assurer que les renseignements qui y figurent sont toujours valables.

C’est peu de dire que la FSU pose un regard extrêmement critique sur le fonctionnement de la médecine de prévention dans l’académie de Dijon. Tant sur le plan des moyens qui lui sont accordés que sur certaines dérives constatées dans l’exécution des missions.

« Le service de médecine de prévention a pour rôle de prévenir toute altération de la santé des agents du fait de leur travail. Il conduit les actions de santé au travail, dans le but de préserver la santé physique et mentale des travailleurs tout au long de leur parcours professionnel. »

Des moyens insuffisants

C’est ce qui est prévu, comme sont prévus les moyens qui doivent être accordés à ce service. Pour ’l’académie de Dijon, c’est 13 médecins de prévention qui seraient nécessaires. Il n’en existe que 3. Quant aux infirmières et secrétaires, il n’y en a pas.

Une organisation obscure et insatisfaisante

Alors forcément, toutes les missions ne peuvent être remplies.

  • Mais qui choisit ?
  • qui détermine les priorités ?
  • comment et pourquoi la répartition des tâches est-elle celle-ci ?

Les CHSCT devraient avoir communication des "feuilles de route" des médecins de prévention, ce n’est pas le cas.

Chaque année le service de médecine de prévention doit rendre un bilan de son action. Malgré nos demandes, malgré les avis votés en CHSCT, il continue de nous donner communication du bilan chiffré qu’il envoie au ministère. Le CHSCT a pourtant élaboré une grille en référence (ci-contre) au décret qui définit les missions afin d’avoir une vision qualitative du travail. Qu’y a-t-il à cacher ?

Des avis... curieux

Plusieurs fois, les représentants des personnels ont été alertés par des avis rendus qui nous paraissent éloignés d’un avis sur la santé.

Lors d’un CHSCT, ils avaient entendus, de la bouche d’un des médecins de prévention, un discours inacceptable sur la conception du métier.

Ce médecin affirmait, et semble bien le faire, qu’il rend des avis sur des aménagements de poste de travail en fonction de l’enveloppe budgétaire qu le rectorat a préalablement décidé d’y consacrer.

Nous contestons cette façon de faire. Pour nous, le médecin doit rendre un avis uniquement basé sur l’état de santé de l’agent. si celui-ci a besoin, par exemple, d’un allègement de service. Si on s’aperçoit, après coup, que la dotation du rectorat est insuffisante, c’est cette dotation qui doit être adaptée !

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