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CDEN du 26 novembre

samedi 27 novembre 2021, par FSU89, Renaud Meslin

CDEN

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Le vendredi 26 novembre, s’est tenu à Auxerre le Conseil départemental de l’Education nationale (CDEN) concernant le bilan de rentrée 2021, en présence de l’ IA-DASEN et du préfet.

La FSU a lu une déclaration préalable dénonçant l’évolution de la politique éducative (communication ministérielle, loi Rilhac, réformes du lycée, PIAL) et demandé à ce que le Préfet et l’IA-DASEN soient vigilants quant à la situation sociale des secteurs d’Avallon et Migennes, suite à des suppressions d’emplois (SKF, Benteler Auto).

déclaration préalable

Bien entendu l’ IA-DASEN, défend les positions et actions ministérielles dans le domaine des PIAL, de la loi Rilhac, de Parcoursup…Il prétend que M. Blanquer a défendu les enseignant.es dans leur gestion de crise, et que des mesures de revalorisations ont été engagées.

• Bilan de rentrée 2021 dans le premier et le second degré

Premier degré

L’IA-DASEN a présenté le bilan de rentrée dans le 1er et le 2nd degré dans l’Yonne.
Pour le 1er degré :
L’Inspecteur d’Académie a indiqué que les prévisions ministérielles sont assez fiables. Il précise que sa précision était moins précise que cette du ministérielles. Il y a une baisse de 345 élèves entre la rentrée de 2020 et celle de 2021.
Les prévisions de la DEPP sur les dernières années étaient souvent supérieures aux constats de rentrée. Pour les deux dernières années, l’écart entre constat et réalité s’atténue. Les effectifs diminuent mais le nombre de postes augmente, grâce à un dédoublement sur le 1er degré en REP.
58% des écoles du département ont entre une et trois classes, ce qui crée une pression particulière sur le remplacement.
• La FSU est intervenue pour dire que ce sont des environnements plus favorables dans des petites écoles que dans de très grandes écoles.
En éducation prioritaire, il y a entre 12 et 19 élèves par classe. Hors éducation prioritaire, 35% ont un nombre d’élèves par classe inférieur ou égal à 20. 88% des écoles du département ont un nombre d’élèves inférieur ou égal à 24.

Il y a donc 138 postes dédoublés en éducation prioritaire dans l’Yonne. L’Yonne scolarise 1/3 des élèves de l’académie en éducation prioritaire. 9,7% des écoles sont en éducation prioritaire dans l’Yonne.
Pour plus d’infos premier degré cliquez ici

Pour le 2nd degré :

La baisse est en collège de 221 élèves entre la rentrée 2020 et celle de 2021. A la prochaine rentrée, les projections sont d’une baisse d’environ 300 élèves.
Les résultats du DNB dans l’Yonne : ils sont en baisse de 2,3 points, et avec un écart par rapport au reste de l’académie. C’est le même écart qu’en 2019.
Pour le baccalauréat, les variations sont comparables à celles du reste de l’académie, avec un petit écart. En revanche, pour le baccalauréat professionnel, il y a un net recul (7,1 points).

L’IA-DASEN a présenté un graphique montrant les décisions d’orientation. L’orientation vers la 2nde GT est autour de 62%, en deçà de la moyenne nationale. Depuis 2016, l’orientation vers la 2nde GT est plus importante pour les filles que pour les garçons. Il y a un travail à faire pour valoriser la voie professionnelle auprès des jeunes filles et valoriser la voie générale auprès des jeunes garçons.

La FSU est intervenue demander s’il y a un réel écart entre les décisions d’orientation et les affectations définitives. Peut-on avoir l’analyse et la présentation en CDEN pour l’année précédente ?

Déclinaison des priorités nationales et académiques en département

L’IA-DASEN a présenté la déclinaison des priorités nationales et académiques pour le département de l’Yonne.

Sections sportives

L’IA-DASEN a présenté une diapositive concernant les sections sportives : elles sont au nombre de 24 dans l’Yonne, par convention avec un club ou une association, pour cultiver le goût de l’effort et de la performance. Deux sections d’excellence (Kayak et football) ont été ouvertes au lycée Fourier cette année. Répartition des sections sportives : 9 à Sens, 6 à Auxerre, 4 à Joigny. Quelques territoires ne sont pas couverts par l’apparition de ces sections sportives. La répartition garçons/filles : nous sommes à 2/3 de garçons et 1/3 de filles. Mêmes chiffres que dans l’académie, c’est plutôt plus de filles qu’au national. 15 sections en collège, 9 en lycée.

La FSU est intervenu au sujet des sections sportives. Il faut bien définir ce qui est une section sportive. Le SNEP-FSU est notamment opposé à la manière dont ça se met en œuvre : une section sportive, ça peut être un encadrement fait complètement par un club : on sous-traite alors. Si ça se fait avec un enseignant d’EPS en partenariat avec un club, cela reste envisageable pour la FSU.

L’absence d’équipements sportifs permet d’expliquer la répartition des sections sportives, mais il y a aussi le lobbying de certaines villes, comme Auxerre, qui pressent pour créer des sections sportives. Peut-être que sans cela, d’autres équipes auraient envie de créer des sections sportives.

30 minutes d’activité physique quotidienne

Généralisation en 2024.
La FSU est intervenue pour rappeler qu’en élémentaire, il y a 3h d’éducation physique et sportive dans les textes. Comme il n’y a ni moyen, ni formation suffisante ou d’installations sportives, on « bricole ». Est-ce que cela doit être la priorité ?
Pour l’IA-DASEN Ce n’est peut-être pas suffisant, mais c’est nécessaire.
La FSU : c’est 25% de perte de capacité cardiaque en 25 ans pour nos élèves. C’est de l’éducation physique et pas du sport. Penser qu’on peut faire de l’éducation physique « 30 minutes par jour »… Ce n’est pas la gymnastique suédoise des années 1960. 30 minutes, ce n’est pas suffisant ! On fait ça parce qu’il y a les JO 2024… et après ?

L’évaluation des établissements

L’IA-DASEN a défendu ces évaluations .
La FSU est intervenue pour dire qu’elle ne voyait pas l’intérêt de cette évaluation, qui ajoute du travail aux collègues. De plus La FSU a rappelé que dans le 1er degré, ce gouvernement a supprimé le dispositif PMQC sans qu’il n’ait été évalué. Le ministre écrit ses préconisations dans un livre : le ministre de la santé écrit-il dans un livre ce que doivent faire les médecins ? Il n’y a pas de culture de la concertation dans l’éducation nationale mais de décision unilatérale.

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