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CTSD "moyens pour les collèges" : des DHG hors-sol !

samedi 30 janvier 2021, par FSU89

CTP départemental

Le CTSD des moyens s’est déroulé, à distance, ce vendredi 29 janvier 2021. Les moyens des collèges de l’Yonne baissent fortement, ce qui équivaut, en terme d’heures, à la fermeture d’un collège de taille moyenne. Pour une centaine d’élèves en moins, 411 Heures Poste sont retirées : INACCEPTABLE !

Dans ce contexte, la FSU a dénoncé l’augmentation des effectifs par classe et les heures supplémentaires imposées aux collègues, alors que la crise sanitaire nécessiterait des effectifs plus faibles et devrait pouvoir dégager du temps pour s’investir dans nos établissements.

La FSU n’a eu de cesse d’intervenir pour dénoncer le décalage des chiffres avec la réalité de travail des personnels sur le terrain.

Vous pouvez trouver ci-dessous le détail de nos interventions et de nos revendications .
Déclaration préalable de la FSU

Le 29 janvier 2021 s’est tenu un Comité Technique Spécial Départemental (CTSD) en distanciel afin d’examiner les moyens de rentrée 2021 (effectifs et DHG des collèges). Vues les conditions d’exercices dans les établissements, les organisations syndicales ont demandé des CTSD en présentiel. De même, nous avons fait une déclaration intersyndicale pour dénoncer l’annulation du Groupe de Travail prévu sur les DHG du département où nous aurions pu, en amont, faire état des revendications des établissements. Là, il a fallu tout faire en une matinée de plus, certains documents ne sont donné qu’en séance, ce que la FSU a dénoncé : de fait, beaucoup de questions ont été posées par les organisations syndicales représentatives, et les services de la DSDEN ont donné bien peu de réponses.
La FSU a dénoncé que les moyens des collèges de l’Yonne baissent fortement. Cette réduction des moyens équivaut, en termes d’heures de cours, à la fermeture d’un collège de taille moyenne : pour une centaine d’élèves en moins, 411 heures-poste ont été retirées.

Les échanges durant la séance :

Les effectifs :

- Dans ce contexte, la FSU dénonce l’augmentation des effectifs par classe et les heures supplémentaires imposées aux collègues, alors que la crise sanitaire et les inégalités creusées nécessiteraient de proposer des effectifs plus faibles et de dégager du temps pour s’investir dans nos établissements scolaires.
M. le Dasen répond que le rapport Heures /Elèves recule un peu dans l’Yonne, à un peu moins de 1,25, mais qu’il est au-dessus de la moyenne nationale.

Les élèves ULIS

- La FSU intervient sur la non-prise en compte des élèves relevant des dispositifs ULIS dans les effectifs généraux. Or, ces élèves font partie intégrante des classes dans lesquelles ils sont affectés. Les dispositifs ULIS ne sont pas des classes mais des espaces de remédiation. Il n’y a donc aucune raison logique que ces élèves ne soient pas pris en compte dans les effectifs des classes. La non-comptabilisation des élèves d’Ulis dans les effectifs entraîne parfois le dépassement du chiffre de 30 élèves par classe, alors que ces élèves devraient bénéficier de conditions de scolarisation et d’inclusion dignes de ce nom.
M. le Dasen reconnait que dans le 1er degré, les effectifs Ulis sont intégrés aux effectifs globaux, mais pas en 2nd degré et qu’il y a une dotation spécifique de 6 heures quand il y a une Ulis dans un collège dans le cadre de l’inclusion de ces élèves en classe. Ces 6 heures semblent bien dérisoires pour les enseignants et les AESH qui sont sur le terrain.

Les conséquences sur les postes et les HSA

- La FSU dénonce le zèle des autorités académiques pour supprimer plus de postes : 148 emplois en heures-poste ont été supprimés sur l’Académie, alors que le Ministère n’en prévoyait que 113. Sur ce point, le DASEN refusera par trois fois de répondre, alors même que ces décisions ont des répercussions dramatiques sur le terrain. En attendant la FSU n’a de cesse de rappeler que le Ministre Blanquer vient de rendre plus de 200 millions d’euros sur l’exercice 2020 ; non seulement il ne crée pas de postes en utilisant le budget qui est alloué à son ministère, pire, il rend de l’argent à Bercy ! En pleine période de crise sanitaire, alors qu’il fait de beaux discours médiatiques sur la nécessité d’accompagner les jeunes, il ne dépense rien, il économise au contraire sur le dos de la jeunesse !
- La FSU dénonce l’augmentation générale des HSA : de plus en plus de collègues veulent partir en temps partiel uniquement pour éviter les heures supplémentaires. La FSU indique que si les demandes de temps partiel augmentent, c’est parce que les collègues ont besoin de temps pour faire leur travail correctement. Il y a trop d’HSA. La FSU tire la sonnette d’alarme de l’épuisement professionnel : projets, charge de professeurs principal, tout cela est sur la sellette du fait de ces impositions qui créent de plus des tensions au sein des équipes et entre enseignants et équipes de direction. La FSU demande combien d’HSA peut-on transformer en HP ? Quels sont les arbitrages ?
M. le Dasen indique ne pas pouvoir répondre sur le nombre de transformations d’HSA en HP.
- La FSU a insisté sur l’accroissement des services partagés imposés, tout en supprimant des groupes au bénéfice des élèves, l’Institution préfère-t-elle payer des profs dans leur voiture que devant des élèves ?
- La FSU dénonce des DHG contraintes, avec notamment la suppression des heures de chorale (Pont sur Yonne) et la suppression des heures de savoir-nager (Denfert). La FSU souligne l’épuisement des collègues qui ont construit des projets – reconnus par le Rectorat (ex : méditation à Pont/Yonne) -, et à qui on annonce au bout de deux ans qu’ils n’ont plus les moyens nécessaires.
M. le Dasen rappelle que l’heure de chorale est prévue par les textes, et que la réglementation est appliquée. Les heures pour les projets relèvent de l’autonomie des établissements. Sur les non-nageurs, le Dasen estime qu’il est possible que nous ayons davantage d’élèves dans ce cas suite au confinement, et que la situation sera suivie au niveau du département.

Les publics fragiles

SEGPA

La FSU a dénoncé les suppressions d’heures en SEGPA alors même qu’il s’agit plus encore que jamais d’accompagner les élèves les plus fragiles. La FSU a rappelé que des moyens pouvaient être donnés aux SEGPA car il s’agit d’élèves dont la scolarité coûte moins chers sur une scolarité complète car ils ne font d’études supérieures.
Ainsi les DHG des SEGPA sont"amputées" de 2h et même 3 pour celle de Tonnerre, quand à celle de Champs Plaisants, la baisse imposée des effectifs entraîne -16.5 heures : ces heures en moins forcent les équipes à faire des renoncements catastrophiques en terme d’accompagnement de ces publics fragiles.

De la même façon, la FSU est intervenue pour défendre les REP et les heures de coordination ainsi que les élèves allophones, pour lesquels nous revendiquons davantage de moyens et la création de véritables UPE2A.
- Sur la question des IMP, le Dasen évoque une fongibilité possible de HSA en IMP. La FSU demande si un personnel en service partagé qui a des IMP peut les percevoir sous forme de décharge afin de ne pas avoir à se rendre sur un 3ème établissement quand ses heures postes sont en baisse sur les établissements sur lesquels il exerce. Le DASEN indique que les situations seront regardées au cas par cas

Les AED

- La FSU pose la question des AED supplémentaires prévus sur demande des établissements pour la période s’étirant de début novembre 2020 au 5 février 2021.
M. le Dasen indique que 10 AED ont vu leur quotité de travail augmenter, pour la valeur de 4,1 « équivalent temps plein ». La FSU indique que c’est très peu au regard des 163 postes prévus pour l’académie de Dijon, et qu’une prolongation de la période devrait être actée car la crise sanitaire perdure.
La FSU ajoute que des établissements ont demandé à recevoir des AED supplémentaires, sans obtenir satisfaction.

Les compétences du CA

- La FSU pose la question de la possibilité de délégation de pouvoir à la commission permanente en matière de TRMD.
M. le Dasen indique clairement que ce n’est pas possible, et que le CA doit se tenir. Il faut dans la mesure du possible que les CA se tiennent en amont de la remontée du TRMD.

- M. le Dasen affirme en outre que le projet de décentralisation ne devrait pas changer beaucoup de choses pour les infirmières scolaires.
- M. le Dasen indique qu’un CTSD consacré au PIAL aura lieu le 23 mars 2021.

Situations de quelques collèges et interventions FSU :

Les collèges de l’Auxerrois :

La FSU dénonce la perte considérable de moyens sur l’Auxerrois (avec des effectifs existants légèrement en baisse) : - 209,25h de DHG sur les quatre collèges (St-Georges/B compris).
La FSU dénonce la disparition des moyens REP avec la fermeture du collège Bienvenu-Martin, comme si par magie les difficultés scolaires avaient disparu en même temps. La FSU exige que les promesses de l’Education Nationale sur la REP soient tenues.

1. St-Georges/B  :
Les prévisions de la DOSSEP sous-estiment les effectifs d’entrants en 6e, en présumant apparemment d’une fuite de certains élèves vers l’enseignement privé sous-contrat. Mais, selon les effectifs existants en CM2, la FSU indique que le collège se trouve face à un choix entre deux répartitions insatisfaisantes : faire 6 classes de 6e à 31 (hors-Ulis) ou faire 7 classes de 6e. La solution retenue est la seconde. Cependant, les conséquences sont une quasi-absence de dédoublements et des horaires au plancher dans toutes les matières.

2. Paul Bert :
La FSU intervient sur la situation du collège Paul Bert : 6ème à 30 élèves. Quand on rajoute les élèves relevant de l’ULIS, les classes montent à 31 élèves.

3. Camus :
La FSU a dénoncé la multiplication des postes en service partagé alors qu’il serait possible de faire des groupes pour mieux accompagner les élèves.
4. Denfert Rochereau
La question des non-nageurs a été mise en avant.

5. Puisaye  :
La FSU intervient sur le collège de Puisaye. Les représentants du personnel et la direction ont été reçus en audience par la Dsden au mois de novembre 2020, audience au cours de laquelle les spécificités du collège multi-sites ont été reconnues. Mais, ces bonnes intentions ne se sont pas concrétisées. Pire, le collège a reçu une DHG très insuffisante, en baisse de 13,5h par rapport à celle de 2020. Cette DHG ne permet pas d’éviter des effectifs à plus de 30 élèves (au moins trois classes concernées) pour la cinquième année consécutive. Le collège a même reçu dans un premier temps une DHG pour 16 divisions alors que la structure incompressible, compte tenu des trois sites, est de 17 divisions. La « rallonge » octroyée de 16h est loin d’être suffisante. Cela ne permet pas de dédoubler les classes à plus de 30. Les élèves du collège de Puisaye devraient bénéficier des mêmes conditions d’enseignement que les autres élèves du département. En outre, les effectifs de la DOSEPP sont largement sous-estimés, notamment sur le site de Bléneau, où tous les niveaux seront à 30 élèves ou plus. La FSU déplore ainsi qu’il ne soit pas tenu compte des spécificités du multi-sites. Les personnels au quotidien sont obligés de faire avec des moyens insuffisants. Il faudrait 20 divisions pour que le collège de Puisaye puisse fonctionner correctement, c’est-à-dire sans classe à plus de trente, ainsi que c’est le cas partout ailleurs dans le département.

6. Villeneuve-la-Guyard :
La FSU évoque la situation du collège, qui a vu se succéder 5 principaux différents en 9 ans, et 26 professeurs d’EPS différents en 9 ans. 90% des enseignants étaient en grève mardi 26 septembre. La FSU dénonce la baisse de DHG de cet établissement alors même que les effectifs sont en hausse !
M. le Dasen indique qu’il accompagnera lui-même l’installation de Mme la Principale par interim.La FSU évoque le cas des chefs d’établissement en souffrance, remplacés en cours d’année, et déplore le manque d’anticipation.

7. Fourrey :
La FSU demande si des moyens seront accordés au collège Paul Fourrey pour la prise en charge des élèves allophones.
M. le Dasen indique une reconduction à l’identique de cette année.

8. Clavel :
La FSU a interrogé le Dasen sur l’installation d’une UPE2A dans l’Avallonais. 16h d’une allocation progressive de moyens ont été conservées au niveau départemental pour l’accueil des allophones et pour des situations particulières. Le Dasen indique que certains de ses arbitrages ont été différés, car il est en train de travailler sur l’UPE2A d’Avallon.

9. Brienon :
La FSU a dénoncer le fait que plusieurs collègues vont se retrouver en partage de service et qu’une classe soit, encore cette année, menacée de fermeture après celle de l’an passé.

10. Les Chaumes
La FSU a dénoncé la suppression annoncée de 2 divisions encore cette année après la perte de 2 classes l’an passé. Les 4èmes et les 3èmes seront à plus de 30 car les chiffres d’effectifs de la DOSSEP sont sous-estimés.

11. Toucy
La Fsu a dénoncé que la DHG entraine une suppression de classe en 3ème, avec pour conséquence des effectifs à plus de trente pour des élèves préparant le DNB. Et ceci sans compter les redoublements possibles et les départs en apprentissages différés en raison de la crise sanitaire.

12. Pont sur Yonne
La Fsu a dénoncé que les enseignants doivent choisir entre les projets : méditation, Karaté et que les heures chorales soient attaquées.

13. Mallarmé
La Fsu a rappelé la situation particulière de cet établissement qui pourrait relever de l’Education prioritaire et qui voit ses effectifs ….

14. Ancy le Franc
La Fsu a dénoncé que les enseignants doivent choisir entre le badminton ou le latin !

15. Paron

la FSU est intervenu car avec 28 élèves en moins l’établissement perdrait 36h !!.

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