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Risque attentat

samedi 30 janvier 2016, par FSU89

Santé, Sécurité, Conditions de travail

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Ce samedi 29 janvier, le CHSCT était principalement dédié au risque attentat, en présence du colonel commandant le groupement départemental, du commissaire chargé de la sécurité en zone police et de l’officier de gendarmerie en charge de la mise en sécurité des établissements qui apporte son aide à l’élaboration des PPMS.

Un CHSCT particulier et un peu anxiogène.

Lors de l’audience de la FSU avec Madame l’Inspectrice d’Académie, celle-ci avait fait un point sur la menace d’attentat. Elle avait décidé de consacrer ce CHSCT à cette question. La FSU avait approuvé cette démarche et rappelé qu’ il convient de ne pas se contenter d’affichettes qui ne font qu’affoler les enseignants sans leur donner de réels outils. De même, les injonctions de faire un PPMS et des exercices sans apporter d’aide à des directeurs ou chefs d’établissement qui n’ont pas les compétences nécessaires est néfaste. Sur ces points, ce CHSCT nous a plutôt rassuré.

Le colonel a d’abord rappelé que si, jusqu’à présent, la France a connu une société apaisée, ce n’est pas le cas de l’Allemagne (bande à Baader), le Royaume-Uni (IRA), L’Italie (Brigades rouges) et d’autres. La France étant assez sûre, les terroristes préparent leurs attentats à l’étranger avant de les perpétrer chez nous.

Mais la France va devoir faire une mutation idéologique pour intégrer cette menace. Tout particulièrement l’école qui est vue par les terroristes comme le temple de la religion athée, laïque, républicaine, mécréante.

D’après les services de renseignements y compris au niveau national, la province va être la cible d’attentats et l’Yonne n’est pas un département anodin à ce titre. Il possède un certain nombre de personnes très radicalisées, dont certaines sont parties en Syrie. Nul besoin de mosquée d’ailleurs, 90 % se radicalisent sur internet. Une fois radicalisées, le retour en arrière est quasi-impossible, comme pour une secte.

Un des éléments de la mue idéologique à faire, ce sont des forces de sécurité vues comme des partenaires, notamment pour leur signaler des changements de personnalité chez des élèves ou des parents d’élèves qui laissent penser à un glissement. Elles nous demandent de faire confiance à leurs services pour évaluer la situation réelle. Un rappel : l’anonymat des sources est garanti.

Pour les PPMS attentat, on nous a parlé du choix de la qualité, quitte à ne pas respecter les délais imposés. L’officier attaché à leur élaboration se déplacera dans tous les établissements ou dépêchera quelqu’un. Les élus seront associés, notamment parce que des coûts sont probables : dispositif d’alerte spécifique, panic-room en maternelle. Le préfet a déjà annoncé que la DETR (Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux) irait aux communes qui engageraient des frais pour la sécurisation des écoles.

La démarche actuelle en cas d’attaque, pour élaborer le PPMS est la suivante

  1. Donner l’alerte, parce qu’une fois que la police est présente, les terroristes arrêtent de tuer des otages pour se centrer sur elles
  2. Fuir en se dispersant, avec un point de rassemblement distant
  3. Si c’est impossible, se barricader pour retarder les agresseurs et se cacher.

La FSU a posé de nombreuses questions et a, en particulier, porté la nécessité d’une information des parents qui n’exposent pas les directeurs d’école en montrant qu’ils s’inscrivent dans une politique générale. Elle a aussi demandé que le temps nécessaire soit dégagé pour les équipes.

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